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历史学家。著作:《租佃关系新论》、《乾隆十三年》、《中国农民反行为研究》等。

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2010-02-27 07:36:37|  分类: 思想文化交流 |  标签: |举报 |字号 订阅

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Nouveau regard sur la collectivisation des campagnes chinoises de Gao

 février 8, 2010

Gao Wangling 高王凌, professeur au Centre de l’histoire des Qing de l’Université du Peuple (Pékin) et professeur invité à l’EHESS par Isabelle Thireau a donné trois conférences en chinois  au Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine. Conférence du 25 janvier 2010 : Quels acteurs à l’origine des réformes chinoises ?

CONFéRENCE DU 27 JANVIER 2010 : NOUVEAU REGARD SUR LA COLLECTIVISATION DES CAMPAGNES CHINOISES

La littérature sur la collectivisation des campagnes chinoises évoque volontiers des cas de résistance à la

Gao Wangling

création des coopératives puis des communes populaires. En un constrate saisissant avec la situation observée en URSS, ceux-ci apparaissent toutefois ponctuels, dissiminés dans le temps et dans l’espace, impuissants à modifier le système pr?né et officiellement établi dans l’ensemble du pays. Les chiffres dont nous disposons devraient, pourtant, susciter nos interrogations. A partir de la mise en place de monopole d’Etat et durant toute la période collectiviste, le volume annuel de grains remis par les foyers paysans à l’Etat est resté à peu près stable en dépit d’une augmentation, à partir de 1966, de la production, augmentation qui suivait en fait celle de la population. Les enquêtes que nous avons menées soulignent que pendant toute cette période les équipes de production ont dissimulé à l’Etat une part sans cesse croissante de leur production. Cette part représentait environ 20 % de la production à la veille de mouvement de redistribution aux foyers du droit d’exploitation des terres collectives.

Cette capacité à dissimuler une partie de la production s’est accompagnée de l’accomplissement d’une série d’actions déviantes par rapport aux injonctions officielles et pourtant considérées comme valides par les membres des communautés concernées. Des études révèlent que ces pratiques quotidiennes étaient tellement fréquentes qu’elles ont modifié, de fait, le système imposé, aboutissant à la formation d’un système contraint par les normes formelles mais reposant en réalité sur d’autres usages partagés que celles-ci. Ces actions comportaient un élément de résistance, comme le montrent les pratiques visant justement à ne pas se plier aux plans de production établis. Elles relevaient parfois d’un processus de fuite lorsque les paysans décidaient, en dépit des contraintes du hukou, de quitter leur village pour aller dans d’autres régions travailler la terre ou développer des petites activités commerciales ou artisanales (la pluriactivité a toujours été une tradition pour les paysans chinois). Mais il s’agissait le plus souvent de susciter des ajustements du système imposé en augmentant par exemple la taille des lopins privés ou en redistribuant la terre aux foyers. Enfin, la production collective locale était en partie soit dissimulée, soit prêtée aux foyers, soit encore volée même si les paysans avaient recours à d’autres termes comme “prendre” pour désigner de tels actes. Une nouvelle éthique s’est mise en place autour de ces questions : tous ne pouvaient pas “prendre” de la même fa?on ; ces “prises” devaient être limitées et répondre à un besoin de survie; il n’était pas question de revendre ce qui avait été ainsi “pris”.

D’une fa?on générale, on peut distinguer deux grandes périodes. Jusqu’en 1956-57, les foyers paysans ont essayé de quitter les structures collectives qu’ils avaient d? intégrer. Ensuite, ils ont plut?t agi au sein de ces structures en diminuant la taille des unités chargées du travail de production (en composant des équipes de production plus petites ou en confiant le travail agricole à des groupes ou à des foyers) et surtout en mettant tout en oeuvre pour ne pas augmenter la production ainsi que la part de la production remise à l’Etat.

La nature de ces pratiques a bien s?r varié selon la localisation des villages et les ressources qui existaient pour contourner et modifier le système imposé. Elle a varié également dans le temps. Il est toutefois possible aujourd’hui d’affirmer que certains villages chinois n’ont jamais véritablement connu le système collectiviste officiellement décrit et que tous, aussi divers soient-ils, ont connu un système qui était le résultat d’un compromis entre les injonctions et les actions effectives des représentants de l’Etat et du Parti et les actions entreprises par les paysans avec, après la famine de 1958-1960, les cadres locaux.

[Résumé I. Thireau]

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